on mal-être s'atténue
Pour ressurgir le moment venu
Ce moment arrivé, mes larmes s'écoulent
Des perles de sel, sur ma joue, roulent
Mon âme est enivrée et saoule
De tout ce mal vécu.
Je me noie dans cette étendue
Qui m'attire, sans un soupir, sans un souffle
Vers la porte du mal
Mais je fuis...
A toute allure, mais on me poursuit,
sans m'arrêter je cours, trébuche,
m'écorche, me relève et cours, je m'enfuis.
Où vais-je ? Je veux juste m'échapper,
retrouver un sillon de lumière,
retrouver la sensation de sérénité,
la sincérité du bonheur...
Il me rattrape, encore une fois je lui échappe.
Ses serviteurs me griffent,
m'écartent du bon chemin.
Je cherche la sortie, je perds espoir,
la porte du bien se referme pour m'enfermer dans le mal.
Mais je continue à me débattre,
je ne veux pas lâcher prise.
Mon visage est luisant de larmes
mais seul le soleil peut sécher ces larmes.
Mais il est enfermé, caché par les ténèbres.
Comme moi il essaie de s'échapper.
Je sens son énergie s'immiscer en moi,
on s'enfuira à deux.
Devant moi une porte s'ouvre,
la beauté du soleil pénètre dans les ténèbres
et détruit les serviteurs du mal.
Ma main s'étend vers la porte,
et soudain, la porte se referme,
mon corps plaqué sur la porte
et mes yeux pleurant le mal :
ce n'était qu'un illusion.
La fin est proche,
je replonge dans le mal-être, le mal sourit, mon âme se meurt.